Vers Le courrier de Mantes Les articles de 2005 - Les Archives Vers Les Nouvelles

13 avril 2005

Les motards ont organisé le week-end du 9 et 10 avril via les fédérations locales, différentes manifestations dans toute la France pour protester contre la prolongation jusqu'en octobre de la recommandation, faite par le Ministère de l'équipement et des transports, d'allumer les feux de croisement le jour pour les automobilistes. Or, depuis 1975, seuls les motards avaient le droit d'allumer leurs feux de croisement. En perdant cette capacité de se distinguer dans le flot de la circulation, ils deviendraient ainsi plus vulnérables, d’où leur mécontentement. « Cette mesure est dangereuse » tempête Jean-Luc PREVOST, Président de l'antenne des Yvelines de la Fédération Française des Motards en Colère, qui rassemble 203 adhérents. «Dans d'autres pays comme les pays
nordiques, on comprend que cette mesure soit appliquée car le jour tombe plus tôt, mais en Israël par exemple, on l’a abandonnée car les résultats n’étaient pas probants. Jean-Luc est persuadé qu’il s’agit uniquement d’une affaire de « gros sous », un système qui, selon lui induit une augmentation de la consommation d’essence et l’usure prématurée des batteries « Le Ministre fait des déclarations purement mercantiles, l'installation des radars automatiques aurait coûté 95 milllions et n'en aurait rapporté que 80... La vie des gens vaut plus qu'une question d'argent et d'équilibre». Initiée depuis mars, on peut se demander si cette recommandation est toujours étant suivie. Les motards contestent les données officielles: si le gouvernement déclare que 20 à 25 % des
automobilistes allumeraient leurs feux, ils avancent de leur coté le chiffre de 8,24,%. « Si auparavant les études étaient faites par des associations, aujourd'hui le programme est entre les mains de la DDE. Nous n'avons plus aucune vue sur leurs « enquêtes ». Mais Jean-Luc se veut aussi constructif: il souhaite pouvoir faire des propositions; notamment en matière de pédagogie, «L'école est un espace partagé par tous, il faudrait pouvoir faire plus d'éducation routière dans les écoles, actuellement il n'y a que 80 interventions par an sur les 260 collèges que compte le département ». Reste à savoir si les motards vont être écoutés. En octobre la mesure sera peut-être alors rendue obligatoire et verbalisable au même titre que le port de la ceinture et la limitation de vitesse.

30 mars 2005

Un motard âgé de 27 ans est mort lundi 21 mars après une collision avec un automobiliste sur la RN13. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'accident se serait produit vers 20h15 à l'intersection de la route nationale avec le Chemin Neuf à Chambourcy. Le premier automobiliste, âgé de 72 ans au volant d'une Citroën C2 avait emprunté le tourne à gauche pour entrer dans Chambourcy lorsqu'il est entré en collision avec un motard qui venait en sens inverse. Le pilote grièvement blessé est décédé des suites de ses blessures. Il était originaire de Conflans Sainte Honorine.

19 janvier 2005

Bernard le dit avec assurance « Je n’ai pas de problèmes d’alcool ». Il a été pourtant condamné en 1999. Mais passons, depuis il n’a plus eu de soucis. Sauf ce 15 décembre lorsqu’il prend sa voiture pour se rendre dans Carrières Sous Poissy . « J’avais bu une bière et deux whiskies », se souvient-il. Il se rappelle aussi d’un motard qui venait en sens inverse. Le pilote avait juste eu le temps de s’éjecter de sa machine pour ne pas être percuté par l’automobiliste. Légèrement blessé il a dû observer deux jours d’interruption temporaire de travail. Après l’accident le chauffard a tenté de prendre la fuite en direction de l’Ile de la dérivation. Mais il s’est retrouvé piégé dans une impasse et un témoin lui a barré la route avant d’appeler la police. Le fuyard avait un taux d’alcoolémie de 0,82g/l dans le sang. « J’ai vu que le jeune homme s’était relevé. J’ai pensé que je pouvais partir », s’est défendu la semaine dernière le prévenu dans le box. « Il ne conteste pas les faits. Il avait trop bu, il a pris la fuite après avoir causé des blessures involontaires, a plaidé son avocat plûtot réaliste. Mais la prison ne pourra pas l’aider. Il a besoin de se faire soigner car il a connu dans sa vie des moments difficiles qui l’ont conduit à la boisson. Le tribunal l’a condamné à six mois de prison avec sursis avec une mise à l’épreuve durant deux ans. Son permis a été suspendu pour douze mois.

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03 novembre 2004

Il est un peu plus de 11 heures en ce dimanche matin. Devant le siège de l’antenne Yvelinoise de la FFMC à Epone, c’est l’effervescence. Un verre de café dans une main, un tract dans l’autre, Jean-Luc PREVOST, président de la FFMC78 - Roues Libres rassemble ses troupes avant le grand départ. Destination Amiens, la ville du ministre des transports Gilles DE ROBIEN. Craignant d’être noyés dans le trafic routier, les motards ont donc appelé au boycott de cette expérience qui devrait durer cinq mois. Selon la FFMC, l’allumage des codes va mettre en danger les catégories d’usagers de la route les plus vulnérables : cyclistes, piétons et motocyclistes. « Nous sommes tenus d’allumer nos feux depuis 30 ans. C’est actuellement notre seul moyen d’être visibles et distingués par les automobilistes. Cette mesurette gouvernementale va nous précariser encore plus et elle peut avoir des conséquences catastrophiques. Avec tous ces feux allumés en permanence, le phénomène d’éblouissement va altérer la vision des automobilistes et ainsi augmenter le risque d’accident » indique Jean-Luc PREVOST. Pour la FFMC, cette mesure n’améliorera pas l’accidentologie, comme l’affirme le ministre des transports. « Il s’appuie sur l’expérience des Landes  où l’allumage des feux est déjà effectif. Certes, on note une baisse des accidents mortels mais c’est lié avant tout lié au réaménagement des infrastructures routières ». Même scepticisme pour ce qui est des expériences menées chez nos voisins européens : « La plupart des études ont été effectuées dans des pays nordiques aux conditions climatiques extrêmement différentes des notres. La seule vraie solution pour diminuer le nombre d’accidents est de responsabiliser les usagers de la route. Nous aussi avons du balayage à faire devant notre porte. Certains motards sont de vrais dangers publics, tout comme les chauffards. Les motards se plaignent d’être mis à l’index par un gouvernement qui cultive le mythe de la vitesse pour expliquer l’insécurité routière. « Que dire des automobilistes qui téléphonent au volant ou ceux qui oublient de mettre leur clignotant ou grillent un stop. Au lieu de faire du bruit en attisant la motophobie, il faudrait faire des efforts en matière d’éducation. Cette nouvelle mesure risque d’infantiliser les automobilistes plutot que de faire appel à leur conscience. L’essentiel est d’apprendre à partager l’espace commun qu’est la route ». Conclut le président de FFMC78-Roues Libres.

20 octobre 2004

Comme en témoigne l’inscription noire «Raccrochez» sur leurs dossards fluorescents, la délégation de la Fédération Française des motards en colère (FFMC) des Yvelines est venue à Saint Germain pour délivrer un message très clair : le portable au volant multiplie par quatre les risques d’accident (par six au début de la conversation). Cette opération, en partenariat avec la Préfecture des Yvelines, vise à sensibiliser des automobilistes qui, malgré l’instauration de mesures répressives continuent à téléphoner en roulant, mettant en danger la vie de tous. Leurs deux-roues garés, Jean-Luc Prévost et ses collègues se sont postés aux abords des feux tricolores de la ville pour distribuer des tracts aux automobilistes qui ouvrent volontiers leurs fenêtres aux hommes et femmes « en jaune ».  Alain, conducteur souriant, approuve l’opération : « ils sont bien ces motards-là, ils montrent l’exemple » et profite de l’occasion pour ajouter « mais ce n’est pas le cas de tous. Quelque uns n’hésitent pas à dépasser les 200 km/h ou à remonter les files d’embouteillage à toute allure ». Entre motards et automobilistes, les rapports ont toujours été un peu conflictuels. Ainsi, certains automobilistes sont irréductibles comme le raconte Philippe : «  Je lui ai tendu le tract alors qu’il téléphonait dans son véhicule. Il l’a accepté aimablement mais cela ne l’a pas fait raccrocher ». Si cette opération se déroule dans la bonne humeur, la FFMC locale a pourtant beaucoup d’autres sujets de contestation. Comme celui des stationnements pour moto quasiment inexistants dans certaines communes des Yvelines où l’aménagement urbain par les municipalités tient rarement compte des deux roues.

22 septembre 2004

L’état de « Fast Sebil » comme on l’appelle amicalement chez les motards semblait s’améliorer lundi. « Il est sorti du coma la semaine dernière mais les chirurgiens ont du l’opérer samedi matin de la rate à la suite de complications » explique sa mère en début de semaine. «  Il est très fatigué ». Le 13 septembre dernier, vers 15h00, Bertrand SEBILEAU 44 ans qui a élu domicile à Vernouillet se rendait chez Kawasaki puisqu’il est pilote essayeur pour l’usine lorsqu’il a perdu le contrôle de son engin, une puissante ZX-10R. Selon les premiers éléments de l’enquête, le pilote qui est également pigiste pour le magazine Moto Revue n’a pu redresser sa trajectoire. Il s’est alors couché sur la route. « Sa moto a glissé sur plusieurs mètres avant de venir cisailler un arbre à la base dont le tronc mesurait 20 cm de diamètre ! », raconte un gendarme. « Fast Sebil » a également touché l’arbre. Sous l’effet du choc, la moto s’est littéralement coupée en deux, à la hauteur de la colonne de direction. Les pompiers ainsi qu’une équipe du SAMU, ont emmené le motard dans le coma au service de réanimation du Kremlin-Bicêtre. La gendarmerie d’Orgeval a été immédiatement saisie du dossier. Selon les premiers éléments de l’enquête aucun automobiliste ne serait impliqué dans l’accident.

Les 16 et 17 Septembre, les enquêteurs vérifiaient les dires des témoins entendus sur place. « Trois personnes ont vu le pilote être sur la roue arrière avant l’accident ». explique t’on à la gendarmerie d’Orgeval. Les enquêteurs devaient par ailleurs se rendre chez Kawasaki avec en main le compteur électronique de la moto qui n’a pas été endommagé dans l’accident. Les relevés pourraient permettre d’en savoir plus sur les circonstances de la chute et notamment sur la vitesse de la moto au moment de l’impact. Une chose est sure, Bertrand SEBILEAU est loin d’être un amateur c’est d’ailleurs peut-être ce qui l’a sauvé. Très apprécié dans le monde de la moto, il a commencé la compétition à l’age de 24 ans sur une YAMAHA 350 RDLC avec son frère. Son palmarès est éloquent : deux fois vainqueurs des 24 Heures du Mans moto en 1999 et 1998, 4 ème du Bol d’or en 2002 et en 2001, vainqueur de la Super Roadster Cup en 2003 ; il a été vice-champion d’endurance en 2001 et champion de France version super-sport en 1997. Un pilote plutot fortiche qui, on l’espère va se remettre rapidement

15 octobre 2003

Alors qu’on attendait le Vernolitain Bertrand SEBILEAU, c’est un autre Yvelinois qui s’est illustré lors du 1er moto tour. Loin de Dominique SARRON, le lauréat, et des premiers rangs ; Patrick BIGANT a simplement réalisé son objectif : aller au bout. 80ème au classement général, le Louveciennois a pris la onzième place dans sa catégorie monocylindre. « Une bonne performance en général » se réjouit l’intéréssé. En revanche, grosse déception pour Bertrand SEBILEAU, qui a du abandonner après être tombé à deux reprises sur le circuit BUGATI du MANS puis sur la route à ISSOIRE.

08 octobre 2003

Loin des favoris et du monde professionnel, le louveciennois Patrick BIGANT vit sa passion à fond. Directeur de la piscine du PECQ, il n’a pas hésité à poser une semaine de vacances pour participer au Moto Tour. « J’attendais cela depuis 20 ans. A l’époque du Tour de France à moto, j’étais jeune et pas encore capable d’assurer ma participation financièrement. Là je suis aux anges ». Au guidon d’une SUZUKI 650, classée dans la catégorie monocylindre, Patrick BIGANT,50 ans en mars prochain, se lancera un nouveau défi. Il compte bien profiter de son expérience en championnat de France des Rallyes routiers pour mener à bien son projet : » Si mon premier objectif est d’aller jusqu’au bout. J’espère pouvoir jouer une place dans les dix premiers dans ma catégorie ».
(...)
Parmi eux, l’Yvelinois Bertrand SEBILEAU, pilote professionnel. Champion de France Supersport en 1997, double vainqueur des 24 Heures du MANS en 1998 et 1999, vice-champion du Monde d’endurance en 2001, il est l’un des grands favoris de l’épreuve : « J’y vais pour gagner, annonce d’ailleurs clairement le Vernolitain. Physiquement, ce sera dur car parcourir en 300 ou 450 km par jour sur route ouverte à une moyenne de 60 Km/h est épuisant ».
Mais « Fast Sebil’ » ne s’en fait pas. Pas plus que de l’impact populaire espéré. « Le but est de promouvoir la moto auprès d’un large public » continue celui qui aura un role d’ambassadeur. Les gens sont là au bord de la route, à nous encourager. C’est une ambiance super.

02 juillet 2003

Les policiers de SARTROUVILLE ont interpellé en flagrant délit trois jeunes sartrouvillois agés de 13 à 15 ans qui avaient volé des cyclomoteurs ainsi que des motos, dans un jardin situé dans le quartier du vieux pays. Le trio n’en était pas à son premier méfait puisqu’il avait réussi à trouver une cachette pour abriter les nombreux objets emportés lors de leurs rapines : un garage situé là encore dans le vieux pays. Placés en garde à vue les trois voleurs ont été mis en examen pour vol en réunion et seront convoqués devant le juge le 9 juillet prochain.
(...)
Vendredi 27 Juin au service administratif de la police situé au CHESNAY Mickael a reçu des mains du préfet la croix de chevalier dans l’ordre national du mérite et la médaille d’argent pour acte de courage et de dévouement. Affecté à la FMUD, Mickael visiblement ému se souvient de son terrible accident de la route survenu le 27 Avril 2002. Il était en train de poursuivre une voiture depuis MARLY LE ROI. Son conducteur était soupçonné d’avoir commis un vol d’essence. Arrivé sur la RN186 à la hauteur de la discothèque le PACHA-CLUB, il a été percuté par un automobiliste après l’imprudente manœuvre d’une conductrice. « On mesure tout le courage et toute la volonté qu’il vous a fallu pour vous retrouver ici debout », a souligné le préfet. Mickel HEBERT hospitalisé durant plus d’un an a du subir 17 interventions chirurgicales.
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