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Allumage des feux de jour

La période d'essai imposé par le gouvernement pour l'allumage des feux de jour concerne l'ensemble de la population nationale. Pour obtenir des informations à ce niveau, nous vous invitons à découvrir à travers les liens suivants quelques informations plus ciblées sur l'action nationale:

Le point de vue du gouvernement :
Portail du gouvernement
Le point de vue de la F.F.M.C :
Manifestation - Bureau national - Pétition

Le dossier suivant concerne plus précisément notre action sur le département des Yvelines. Voir aussi dans la presse régionale, les articles : du courrier des Yvelines, du parisien et du Courrier de Mantes.

Novembre 2004

L'une de nos actions concernant l'allumage des feux de jours consiste à interpeller nos élus sur les dangers de cette disposition. Dans cette optique nous avons adressé le courrier ci-dessous:

John Luke 78

Madame/Monsieur le Député/Sénateur

La mise en place de l’expérimentation de l'allumage des feux de jour sur les automobiles nous interpelle! En effet, à l'heure actuelle la seule façon de distinguer une moto d'un autre véhicule est la vue de ses feux de croisement.
Nous sommes contre cette mesure pour les raisons suivantes:

- Visibilité des véhicules de gabarit réduit
L'argument fondamental que nous retenons est en effet la nécessité de marquer la spécificité des deux-roues motorisés dans un environnement automobile. Jusqu’ici, seuls les motards ont obligation d’allumer leurs feux en toutes circonstances. Qu’en sera-t-il lorsque nous serons noyés dans une marée de phares allumés ?
Le fait que, depuis 1975, les motos soient les seules à avoir les feux de croisement allumés de jour constitue un indéniable facteur de sécurité. En effet, une moto, par son gabarit réduit, est moins visible qu’une voiture et l’allumage des codes permet de compenser en partie cet inconvénient. C’est pour nous motards, un petit «plus», côté sécurité, justifié par notre plus grande vulnérabilité et moins grande visibilité (la surface frontale est moins importante).
L’allumage des feux de jour pour les voitures pourrait donc être préjudiciable à la sécurité des usagers de deux-roues motorisés.

Dans plus de 50% des accidents  impliquant une voiture et une moto, l’automobiliste reconnaît un défaut de perception du deux-roues (INRETS 2002). Le faible nombre de deux-roues motorisés diminue l’attention de l’automobiliste à leur égard. Il ne s’attend pas à voir une moto remonter entre deux files, et tournera sans jeter un coup d’œil dans son rétro. De même, sur un carrefour dangereux, l’œil se portera automatiquement sur le camion qui arrive en face, négligeant la moto surgissant à droite. La rareté des deux-roues, leur petite taille mettent régulièrement à défaut la perception des deux-roues par les conducteurs de voitures. Dans une voiture, le conducteur est isolé dans son habitacle fermé qui filtre beaucoup d’informations, il voit et entend moins bien que perché sur une moto. Il vaudrait mieux former les autres usagers de la route à intégrer la dimension deux-roues à moteur, leur expliquer à quoi ils doivent s’attendre et comment réagir.

La conduite d’une moto est différente des autres véhicules car les caractéristiques d’accélération et de freinage ne sont pas comparables. Le placement sur la chaussée est aussi très différent. Une moto seule se placera à gauche de l’axe médian. Ce qui veut dire que de loin le phare de la moto pourra être confondu avec le phare gauche de l’auto qui la suit. De même le placement sur la chaussée pour un groupe de motos sera en quinconce. La première moto décalée sur la gauche de la chaussée et la suivante décalée sur la droite. Cela veut dire que deux motos à 300m ne sont pas différenciées d’une auto avec les feux de jour.

- Effet de compensation
L’ABS a causé indirectement plus d’accident qu’il n’en a évité. C’est ce que les chercheurs appellent "l’effet de compensation".Il se produit alors une sensation de sûreté donc une plus grande prise de risque. L’allumage des feux de jour pour les autos n’échappera pas à ce phénomène.

Cet argument est d'ailleurs repris, au niveau Français ou Européen, par toutes les associations qui se sont positionnées contre cette mesure :
- FEMA : Fédération européenne des associations motocyclistes
- ECF : Fédération européenne des cyclistes
- FEVR : Fédération Européenne des victimes de la route
- FIP : Fédération internationale des piétons
mais aussi la Ligue contre la violence routière qui se positionnait clairement contre en 2002

- Le code de la route est déjà suffisamment clair
"La nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur d'un véhicule doit, dans les conditions définies à la présente section, faire usage des feux dont le véhicule doit être équipé, en application des dispositions du livre 3" (Article R 416-4 du code de la route)

- Des mesures techniques existent déjà
Il existe aujourd'hui de simples dispositifs qui allument automatiquement les feux de croisement au-dessous d’un seuil prédéterminé de luminosité ambiante. Ce dispositif est livré en standard sur de nombreuses automobiles. Il respecte strictement le code de la route, puisque les feux de croisement ne s'allument que lorsque la visibilité est insuffisante. Il contribue donc à l'amélioration de la sécurité routière.

- Sur-consommation & sur-pollution
L’allumage des codes provoque une augmentation de la pollution atmosphérique (+ 690 000 tonnes de CO2 estimées en Allemagne), avec une surconsommation des véhicules estimée entre +0,9% et 1,7% (soit au minimum, 1.13 milliards d'euros pour l'Union Européenne). On peut aussi citer la sur-consommation d'ampoules (estimée à 3 changements d'ampoule / an), batteries, etc … qui touchera les usagers qui n'ont pas de voiture de toute dernière génération.

- L'expérience des Landes n'est pas probante
Les chiffres annoncés par le gouvernement ne prouvent rien :
- Sur la période de l'étude (1999-2000), il y a une baisse du nombre de tués dans les Landes (- 17 morts). Mais c'est aussi le cas dans 56 départements et dans certains départements, la baisse est encore plus forte (Puy de Dôme, - 37 morts), alors que l'expérience n'y était pas menée.
- Il n'est pas possible de déduire un effet positif de l'allumage des codes, puisque dans la même période, les points noirs du réseau routier des Landes (N10, N117, N124, N134, D28) ont été réaménagés.
- Le ministre des Transports a oublié de préciser que l'INRETS souligne dans son rapport :
¤ "La validité des résultats sera questionnable (sic) à cause de la petite taille des échantillons" (page 7)
¤ "Le nombre d'accidents mortels et graves constitue des critères dont on espère tirer des critères dont on espère tirer une estimation valide, malgré des petits nombres" (p.20)
¤ "L'adhésion à l'opération … est importante parmi les conducteurs landais avec … 12%" déclarant allumer toujours leurs feux de croisement (p.4)

L'expérience dans les Landes n'avait jusqu'ici pas été jugée satisfaisante par le ministère des transports (Question au gouvernement  n°49675 du 31 juillet 2000, et lettre du ministre (ref. CP/02002851 du 03/05/02) au Député Alain Vidalies : "la disposition … n'a pas été retenue par le Conseil, l'efficacité n'ayant pas été établie tant du point de vue de la sécurité routière que de la consommation d'énergie".

- La vérité sur les autres pays

1. De drôles de calculs
Les pouvoirs publics font référence à une étude menée par SWOV, un institut hollandais de sécurité routière.
Baptisée DRL (Daytime Running Lights), cette enquête a été diligentée par la Communauté européenne. Selon ces travaux, synthèse de 24 études menées dans différents pays (Canada, Hongrie, USA, Israël, états d’Europe du Nord…), l’allumage des feux de croisement de jour permettrait de réduire de 25 % le nombre de tués sur les routes, selon les formules mathématiques suivantes :
Efficacité sur les accidents = 0,00166 x (degré latitude)
Efficacité sur les blessés = 0,00279 x (degré latitude)
Efficacité sur les tués = 0,00331 x (degré latitude)

Ces équations sont reprises par l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière pour calculer l'impact que l'allumage des feux de croisement aurait en France. C'est de là que viennent les chiffres annoncés par Gilles de Robien, qui croit visiblement qu'on peut mettre les vies humaines en équation !

2. Spécificité des autres pays
L'essentiel des études ont été effectuées dans des pays scandinaves aux conditions climatiques extrêmement différentes des nôtres :
- Latitude septentrionale (proximité du cercle polaire);
- Conditions de circulation en hiver difficiles;
- Luminosité différente, avec en particulier un crépuscule qui peut durer plusieurs heures.

Par ailleurs, le nombre de deux roues motorisés est largement supérieur en France (plus de 1 million) comparé au Danemark (30.000), à la Suède (20.000), à la Norvège (15.000), à la Finlande (13.000). En Hongrie et Pologne, le développement du deux-roues motorisé est marginal, en raison du niveau de vie de ces pays. Quant à l'Italie, la recommandation d'allumage des feux de croisement ne s'applique que sur le réseau autoroutier contrôlé directement par l'Etat, donc non représentatif. Par ailleurs, l'Italie ne dispose d'aucune étude sur le sujet.

Le fait de faire référence à l’exemple canadien sur la base d'une latitude équivalente à la nôtre (45°) est irrecevable car le gulf stream (courant marin qui traverse l'Atlantique, et vient réchauffer l'Europe) en fait un pays bien différent. La pratique de la moto n'y est d’ailleurs que de quelques mois par an (mai à septembre).
Par ailleurs, la FEMA a obtenu en 2001 de la Commission Européenne qu'elle ne prenne pas de directive sur l'allumage des feux de jour, considérant que :
- Le Danemark a publié en 2001 une étude qui montre que si une "tendance positive" a pu être obtenue envers les automobiles et les cyclistes, un "effet négatif significatif" a été enregistré concernant les piétons et les motocyclistes ;
- En Finlande et en Suède, les premiers résultats étaient positifs ; mais ils ont été contestés par la suite, car il n'y avait pas eu d'amélioration en Finlande, et pire, une aggravation de l'insécurité routière en Suède;
- Des expériences menées en Israël et Australie ont clairement montré l'absence de résultats positifs;
- L'Allemagne a refusé cette mesure puisque l'obligation d'allumer les feux en cas de faible visibilité figure déjà dans le code de la route.

Enfin, le ministère des transports américain a publié en Juin 2000 une étude (NHTSA  DOT HS 808 645) dont la conclusion est que l'allumage des feux de jour n'a pas amélioré la sécurité routière aux Etats Unis.

Nous vous demandons donc d'intervenir et d'user de toute votre influence auprès du ministre des transports pour qu'il retire au plus vite cette expérimentation.

Il s'agit de la vie de milliers de motards qui est en jeu et nous n'accepterons pas d'être sacrifié par les technocrates du ministère des transports.

Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Madame/Monsieur le Député/Sénateur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Face à l’installation d’infrastructures communales inadaptée, nous avons demandé, également et seulement aux députés, l’obligation d’un visa technique de la DDE sur les différents dispositifs adoptés par les communes.
Voici le contenu de la lettre:

John Luke 78

Madame, Monsieur le député,

En agglomération, les effets des accidents sont différents suivant le type de véhicule.
- En ce qui concerne les automobiles, suite aux améliorations technologiques sur ces véhicules, les blessures sont minimisées pour une vitesse inférieure à 50km/h.
-Dans les mêmes conditions, pour les motos, il n’en est pas de même. En cas de choc, l’accident se décompose en trois phases :
¤ L’impact.
¤ La chute.
¤ La glissade.
Sur cette dernière, les blessures sont aléatoires, un impératif, ne pas rencontrer d’obstacle. Celui-ci peut être un tiers ou une infrastructure.

Les infrastructures dans les agglomérations sont du ressort des communes et l’on peut constater que certains équipements sont particulièrement dangereux pour le motard. Ils sont soit fantaisistes, esthétiques ou « sécuritaires » mais ne répondent  pas à des critères de circulation sécurisée.

Afin de normaliser ces installations, nous demandons la mise en place d’un contrôle et d’un visa technique des services de l’équipement du département.

Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Madame/Monsieur le député, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Février 2005

Voici les réponses de nos élus:
Monsieur Dominique BRAYE - Sénateur - UMP - 8 décembre 2004
Monsieur le Président,

C'est avec attention que j'ai pris connaissance de votre courrier par lequel vous me faites part de votre scepticisme à l'égard de la recommandation sur l'usage des feux de croisement de jour hors agglomération. En effet, depuis le 31 octobre, le Gouvernement conseille à tous les usagers de la route d'allumer leurs feux de croisement quand ils circulent, de jour, hors agglomération. Il apparaît que l'usage des feux de croisement le jour permet à tous les usagers, quels qu'ils soient, de percevoir plus rapidement et de manière plus distincte les autres usagers. Selon presque toutes les études scientifiques, cette mesure entraîne, d'une part, une diminution du nombre de tués et de blessés sur les routes. Dix pays européens s'y sont d'ailleurs aujourd'hui ralliés. D'autre part, la consommation supplémentaire de carburant est faible, de l'ordre de 1 %. C'est pourquoi, à ce stade, le Gouvernement a proposé d'expérimenter cette mesure afin que les Français puissent y adhérer et de pouvoir juger le niveau d'efficacité de la mesure préconisée avant de décider si elle doit être maintenue, étendue ou suspendue.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Madame Adeline GOUSSEAU - Sénateur - UMP - 17 décembre 2004
Monsieur,

J'ai pris connaissance avec attention de votre courrier me faisant part de vos réflexions sur l'usage des feux de croisement de jour hors agglomération.
A titre expérimental, le Gouvernement a conseillé, depuis le 31 Octobre dernier, aux usagers de la route d'allumer leurs feux de croisement quand ils circulent, de jour, hors agglomération. Il apparaît que l'usage des feux de croisement le jour permet à tous les usagers quels qu'ils soient de percevoir plus rapidement et de manière plus distincte les autres usagers.
Par ailleurs, selon presque toutes les études scientifiques l'application de cette mesure entraîne une diminution du nombre de tués et de blessés sur les routes et je tiens à vous rappeler que 10 pays de la Communauté Européenne ont mis en place cette mesure. Concernant la consommation supplémentaire de carburant, elle est très faible, de l'ordre de 1 %. C'est pourquoi, à ce stade, le Gouvernement a proposé d'expérimenter cette mesure afin que les Français puissent y adhérer et évaluer son niveau d'efficacité avant de décider de son maintien, de son extension ou de sa suspension.
Je peux comprendre vos inquiétudes, mais il me parait important de rappeler que tous les usagers de la route doivent faire preuve de civisme, tant les motards que les automobilistes.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

NB : Cela ressemble à du copier/coller, est-ce l’un qui a copié sur l’autre ou est-ce le copiage de directives gouvernementales ? (John Luke)
Monsieur Jean-Michel FOURGOUS - Député de la 11ème circonscription - UMP - 10 décembre 2004
Monsieur,

J'ai bien reçu votre longue lettre du 23 novembre dernier concernant l'allumage des feux de jour par les automobilistes, et je vous en remercie sincèrement. Je connais bien les arguments - que vous développez en détails - plaidant contre l'allumage des feux de jour, et notamment le principal qui est celui d'une moindre visibilité des motos dans les rétroviseurs des automobilistes. En tant qu'automobiliste et en tant que père de famille, je vous avoue que je suis sensible à cet aspect des choses, qui touche à la sécurité même des usagers de la route, et en particulier des motards qui paient un lourd tribut dans l' hécatombe routière annuelle.
C'est aussi la raison pour laquelle, je fais confiance au Gouvernement dans la mesure où le Ministère des Transports a la sagesse de procéder à une expérimentation en ce domaine: cela signifie évidemment qu'un bilan sera dressé à la fin de l'expérimentation, et les Parlementaires seront très attentifs à ses conclusions; mais cela signifie aussi que l'expérimentation peut être stoppée plus rapidement si elle s'avérait nocive à la sécurité des usagers.
En tout état de cause, nous avons le devoir de tout tenter pour diminuer le nombre de morts et de blessés sur les routes de France (ainsi des contrôles radars intensifiés qui, bien que controversés, ont permis d'épargner déjà plus de 3000 vies.. .), et je sais que les motards sont au premier rang de ce combat.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs et sincères.
Monsieur Pierre BEDIER - Député de la 8ème circonscription - UMP - 16 décembre 2004
Monsieur,

Vous avez souhaité attirer mon attention sur la mise en place d'un contrôle et d'un visa technique des services de l'équipement du département pour les infrastructures routières, ainsi que sur l'allumage des feux de jour sur les automobiles.
J'ai pris connaissance de votre courrier avec beaucoup d'intérêt, et ne manquerai pas d'en faire état lors de prochains débats sur ce sujet à l'Assemblée Nationale.

Vous remerciant de votre confiance, je vous prie,

Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Monsieur Alain GOURNAC - Sénateur - UMP - 30 décembre 2004
Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire part de l’opposition de la Fédération des motards en Colère, que vous représentez, à l’allumage des feux de jour sur les automobiles. J’ai pris connaissance de vos arguments avec attention, et je vous remercie de votre confiance.
Pour l’instant, le gouvernement a proposé d’expérimenter cette mesure afin que les Français puissent y adhérer en connaissance de cause et qu’ils puissent juger son niveau d’efficacité avant de décider si elle doit être maintenue, étendue ou suspendue.

Dans l’attente du résultat de cette expérimentation,

Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Madame Valérie PECRESSE - Député de la 2nde circonscription - UMP - Entretien du 21 janvier 2005
Tout d’abord, je tiens à la remercier d’avoir initié cette entrevue, sur la demie heure qu’elle m’a consacré nous avons passé 25 minutes sur le contrôle des infrastructures dont nous reparlerons et 5 minutes sur l’allumage des feux de jour. Stupeur, malgré ma lettre de 5 pages, elle ne savait pas qu’il fallait allumer ses feux le jour hors agglomération. Malgré cela elle fera une lettre au ministre des transports pour lui demander s’il a pris la juste mesure du danger que pouvait représenter cette disposition à l’encontre des motards, cyclistes et piétons. Donc à suivre...

John Luke 78


Avril 2005

Suite à un premier courrier adressé aux députés et sénateurs sur ce sujet, Mme PECRESSE, députée de la 3ème circonscription des YVELINES avait souhaité nous rencontrer. Ce fut chose faite le 21 Janvier dernier. Durant cette réunion elle nous avait assuré qu’elle interpellerait le ministre des transports sur l’appréciation du danger que pouvait représenter l’allumage des feux de jour pour les motards.
Ne voyant rien venir, nous l’avons relancé le 29 Mars et voici sa réponse:

Nota Bene : Malgré un premier contact au cours duquel elle nous avait indiqué qu’elle ignorait qu’il fallait allumer ses feux de jour (sic). Madame PECRESSE est la seule élue des Yvelines qui s’est intéréssée à ce problème.

Madame Valérie PECRESSE - Député de la 2nde circonscription - UMP - Entretien du 21 janvier 2005
Vélizy, le 20 avril 2005.

Cher Monsieur,

Vous avez attiré mon attention sur la recommandation faite aux automobilistes de circuler avec leurs feux de croisement allumés en journée, par Monsieur Gilles de ROBIEN, ministre de l'Equipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer, à compter du 31 octobre 2004. Vous pensez que cette recommandation constitue un réel danger pour les motards, qui ont déjà l'obligation de rouler avec leurs phares allumés, car ils deviennent moins rapidement identifiables par les automobilistes. J'ai donc adressé une question écrite à Monsieur Gilles de ROBIEN, afin qu'il me précise si ce risque a bien été évalué lors de l'élaboration de sa recommandation. Vous trouverez ci-joint copie de cette question écrite. Je ne manquerai pas de vous informer de la publication de la réponse au Journal Officiel.

Je vous prie d'agréer, cher Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Valérie PECRESSE

QUESTION ECRITE
«Madame Valérie PECRESSE attire l'attention du Ministre de l'Equipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer sur la recommandation faite aux automobilistes depuis le 31 octobre 2004 de circuler avec leurs feux de croisement allumés, en journée.
Cette recommandation vise à ce que les véhicules en circulation soient plus visibles et ainsi à atténuer le risque d'accidents. Les motards ont déjà l'obligation de circuler avec leurs phares allumés. Il s'agit pour eux d'un gage de sécurité car cela leur permet d'être identifiés rapidement par les automobilistes lorsqu'il fait jour. Un certain nombre d'entre eux pensent que la recommandation faite aux automobilistes peut entraîner une confusion dans la reconnaissance des véhicules et être un facteur de danger pour les conducteurs de deux roues. Madame Valérie PECRESSE souhaiterait que le Ministre lui précise si le risque encouru par les motards a bien été pris en compte lors de la mise en place de la recommandation du 31 octobre 2004.»

John Luke 78

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